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Julien Rancon : « Conserver mon titre »

Le . Publié dans Course de Montagne

P1030968La 33e Montée du Grand-Ballon, le 2 juin entre Willer-sur-Thur et le sommet du massif vosgien sera le grand événement des courses de montagne en France cette année.

 

L'épreuve constituera en effet la première étape de la Coupe du Monde mais aussi le championnat de France de la spécialité hommes et femmes et, pour les jeunes, sera sélective pour le Trophée mondial de Gap en juillet.

 


Julien Rancon, 32 ans, domicilié à Chambery et licencié au CO Firminy, coach sportif titulaire du brevet d'état et d'un masters en STAPS, est le tenant du titre national. Il nous livre ses impressions.

 

-Que représente pour vous la Montée du Grand-Ballon ?

 

« C'est une grosse course, très relevée, une vraie course dans la tradition de la montagne, avec un format type. Je l'ai gagné en 2007 et 2010 et ces succès resteront gravés dans ma mémoire. La montée est dure, mais pas traumatisante. En fait tout dépend de l'intensité qu'on y met. »

 

-Ces derniers temps les trails se sont beaucoup développés, quelquefois au détriment des courses de montagne pures comme le Grand-Ballon. Qu'en pensez-vous ?

 

« C'est indéniable. Les trails bénéficient de l'aspect commercial, du soutien des sponsors, des équipementiers et cela fait évidemment concurrence aux courses traditionnelles. Moi-même je participe à des trails Je dirais que la pratique est la même pour les deux et et qu'il faut de tout pour satisfaire les pratiquants. Mais là où il faut faire attention, c'est à la surenchère des kilomètres dans le trail. Il y a dix ans un trail de 40km, c'était long, aujourd'hui c'est court. Il faut songer aux préjudices pour la santé: blessures chroniques, lésions aux genoux, pubalgies, aspect psychologiques de l'entrainement très contraignant surtout si on a une famille, etc... Mais pour le moment on n'a pas assez de recul pour jauger tout cela. »

 

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-Votre préparation n'a-t-elle pas été trop contrariée cette année à cause du mauvais temps ?

 

« J'ai été un peu gêné mais pas trop. A basse altitude on a pu s'entrainer correctement et on ne va de toute façon pas toujours à 2000m pour se préparer. Ma forme est bonne, je me sens bien. »

 

-Quel sera votre objectif dimanche ?

 

« J'espère évidemment conserver mon titre de champion de France que j'ai déjà conquis en 2007 et 2012. Mais l'adversité sera redoutable avec notamment le retour de Raymond Fontaine qui avait fait deux ou trois saisons de trail et délaissé les championnats de montagne. Mais il y aura aussi Didier Zago champion en 2011, les frères Burrier qui seront pratiquement chez eux, Emmanuel Meyssat (NDLR : lauréat au Grand-Ballon en 2008) et Maurice Magnificat un des meilleurs skieurs de fond français que j'admire beaucoup tout comme d'ailleurs Martin Fourcade, le biathlète. »

 

-Et pour la Coupe du Monde ?


« Je n'y participe pas régulièrement car cela cause beaucoup de frais. Au Grand-Ballon il me sera difficile de rivaliser avec les Arslan, Abate, Baldaccini, Schneider, Teklay-Azaria, etc ... »

 

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-Vous avez déjà terminé dixième d'un championnat du Monde. Jusqu'où espérez-vous monter ?

 

« Oui, j'ai été 10e en 2011, 12e en 2005. Mais le podium, c'est exclu. Il faut être objectif. Surtout avec la venue récente des coureurs africians comme les Erythréens. Certes, comme le format du Mondial est différent d'une année à l'autre (montée pure puis montée et descente l'année suivante), les Européens ont un peu plus de chance dans les montées-descentes où il faut de la puissance. Mais cela demeure délicat. Mais pour le moment, les rois du Mondial de la montagne resteront Wyatt (six victoires) et De Gasperi (cinq victoires). »

 

--Peut-on vivre de la course de montagne ?


« Oh, c'est difficile. Le trail rapporte un peu mais les pures courses beaucoup moins. Au Grand-Ballon, beaucoup de très grands coureurs de montagne repartiront sans un sou. Moi-même, je suis entraineur. Je prépare des particuliers et deux-trois clubs. »

 

René Kuhn


Programme


9h : juniors-filles et cadets et cadettes du Sattel au Grand-Ballon, 3,9km, 365m de dénivelé.

 

9h : course féminines et juniors garçons de Goldbach au Grand-Ballon, 8,4km, 822m, coupe du monde, championnat de France et course open.

 

10h : masculins de Willer-sur-Thur au Grand-Ballon, 13,2km, 1231m. Coupe du Monde (1ere étape), championnat de France, course open.

 

Presse :

Les journalistes ou correspondants de presse désireux de suivre la course peuvent s'annoncer chez René Kuhn, responsable presse ( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ) ou le jour de la course s'adresser à Jean-Alain Haan au départ à Willer-sur-Thur.

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