Entrainement combiné de la force et de l’endurance aérobie.

Le . Publié dans Entrainement

CONNAISSANCES, GESTIONS ET OPTIMISATIONS DES ENTRAINEMENTS.

 Par Benjamin DUMORTIER & Rachid ZIANE

 

force2L'un des principaux objectifs de la préparation physique est le développement de plusieurs qualités physiques de sorte que les progrès réalisés s'expriment dans le sport pratiqué pour produire de meilleures performances.

 

Pour atteindre un niveau de performance visé, la préparation doit ainsi être spécifique au sport pratiqué. Cependant, le développement d'une qualité physique peut être incompatible voire contraire au développement d'une autre qualité physique.

 

Pourtant dans de nombreux sports (course à pied, ski de fond, football, kayak...) diverses qualités, aux développements antagonistes, sont sollicitées dans la pratique. C'est l'un des principaux problèmes de la planification de l'entraînement.

 

Le préparateur physique doit alors faire des choix temporaires voire alternatifs pour développer ces qualités physiques en minimisant leurs interférences.

 

EFFETS D'UN TRAVAIL DE FORCE SUR LA FILIÈRE AÉROBIE

 

Plusieurs études scientifiques se sont intéressées aux effets d'un entrainement en force sur les différents facteurs de la capacité aérobie.

 

Par exemple, Paavolainen & coll. (1999) ont étudié ce phénomène chez des coureurs à pied de 5000m et Millet & Coll. (2002) chez des sédentaires et des athlètes entraînés évalués par des courses de 3000m. Les protocoles utilisent des charges supérieures à 90% du 1RM (répétition maximale) des sujets, et les intensités de courses égales à 70% de leur vitesse maximale aérobie (VMA). Ces études concluent qu'un entrainement en force ne diminue pas la VO2max mais qu'en revanche, le coût énergétique en course se trouve diminué.

 

La diminution de ce coût énergétique permettrait une augmentation de la vitesse maximale aérobie (VMA). Cela signifie que pour une même VO2 max, la vitesse de course associée à celle-ci serait plus élevée (Slawinski & Coll., 2001).

 

Hoff & coll. (1999 & 2002) se sont également intéressés aux effets, sur la gestion de l'effort et sur la performance, d'entrainements de l'endurance et de la force dans un sport à dominante aérobie, le ski de fond :

 

comparatif-elliptiques

L'étude publiée en 1999 met en évidence une amélioration de performance chez un groupe de skieuses, de niveau régional, effectuant des tests sur un ergocycle spécifique au ski de fond. Sans altération de la consommation maximale d'oxygène, le groupe ayant suivi l'entrainement en force a obtenu un meilleur pic de puissance et un coût énergétique moindre, comparé au groupe d'entrainement en endurance.

 

L'étude publiée en 2002 montre qu'un travail de force permet d'optimiser la durée limite du maintien d'un effort à puissance maximale aérobie (PMA). Cette étude révèle également qu'un tel entrainement permet d'atteindre des pics de force à des charges sous maximales plus rapidement, comparativement aux groupes d'entrainement en endurance.

 

Ces différentes études permettent de conclure qu'un travail de force peut être introduit utilement dans les disciplines d'endurance.

 

 

 

EFFETS D'UN TRAVAIL D'ENDURANCE SUR LE DÉVELOPPEMENT DE LA FORCE / PLANIFICATION / CONCLUSION .... à lire ICI.....

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